Une écharpe dans une lettre
Héloïse raconte
Je m’appelle Héloïse. Dimanche, j’aidais mon père à ranger son salon quand nous avons trouvé une boîte de lettres. Il en a choisi une avec une enveloppe bleue. « Celle-ci vient de ma sœur Anne, m’a-t-il dit. Elle me l’a envoyée avant ta naissance. » Je connaissais surtout les messages courts de ma tante. J’avais envie de découvrir cette longue lettre.
Mon père m’a proposé de la lire à voix haute1. J’ai ouvert la feuille avec précaution. En haut, Anne avait écrit le nom d’un village, près d’un lac. Voici le passage que j’ai lu :
Anne écrit à son frère
« Je suis arrivée2 ce matin. Le village est très calme. Depuis ma chambre, je vois le lac et les montagnes. Ton écharpe rouge me tient chaud : merci de me l’avoir prêtée ! Je vais rester ici quelques jours. Je te la rendrai3 à mon retour. En attendant, je t’envoie cette première lettre. Anne. »
Héloïse reprend son récit
Après la lecture, mon père a souri. « J’avais complètement oublié cette écharpe ! » Il m’a expliqué qu’il l’avait achetée pendant ses études, puis prêtée à sa sœur pour son voyage. Moi, je regardais encore l’enveloppe bleue. La voix de ma tante me semblait soudain toute proche. J’ai demandé à mon père si nous pouvions lui téléphoner.
Leer la traducción
Héloïse cuenta la historia: me llamo Héloïse. El domingo ayudaba a mi padre a ordenar su sala cuando encontramos una caja de cartas. Eligió una con un sobre azul. «Esta es de mi hermana Anne», me dijo. «La envió antes de que nacieras». Yo conocía sobre todo los mensajes cortos de mi tía. Tenía ganas de descubrir aquella carta larga.
Mi padre me propuso leerla en voz alta. Abrí la hoja con cuidado. Arriba, Anne había escrito el nombre de un pueblo cercano a un lago. Este es el pasaje que leí:
Anne escribe a su hermano: «Llegué esta mañana. El pueblo es muy tranquilo. Desde mi habitación veo el lago y las montañas. Tu bufanda roja me abriga: ¡gracias por prestármela! Voy a quedarme aquí unos días. Te la devolveré cuando regrese. Mientras tanto, te envío esta primera carta. Anne».
Héloïse retoma su relato: después de la lectura, mi padre sonrió. «¡Me había olvidado por completo de esa bufanda!». Me explicó que la había comprado cuando era estudiante y que después se la había prestado a su hermana para el viaje. Yo seguía mirando el sobre azul. De repente, la voz de mi tía me parecía muy cercana. Le pregunté a mi padre si podíamos llamarla por teléfono.